
Propriétés toxicologiques du Cèdre
Mise à jour : 1995-11-02
Ce produit est absorbé par les voies respiratoires.
On se réfère à la toxicité des poussières de bois, suite au contact répété ou prolongé, ce produit cause
l'irritation de la peau (dermite de contact), des yeux (conjonctivite) et des voies respiratoires (sécheresse des
muqueuses, éternuements, toux irritative, expectoration).
Effets chroniques Mise à jour : 1995-11-02
On se réfère à la toxicité des poussières de bois : difficultés respiratoires (écoulement nasal, saignement de
nez, obstruction des voies respiratoires, bronchite); possibilité de douleurs musculaires, maux de tête, fièvre,
nausées, vomissements, étourdissements, troubles visuels, arythmie cardiaque, salivation, soif, coliques.
Sensibilisation Mise à jour : 2003-06-09
Ce produit cause de la sensibilisation respiratoire. Il peut causer aussi de la sensibilisation cutanée.
Plusieurs études ont permis de mettre en évidence une sensibilisation respiratoire chez les travailleurs,
certaines d’entre elles sont décrites dans la section « Commentaires ».
Un cas de sensibilisation cutanée a été rapporté chez un travailleur non atopique (dans une scierie) qui a
développé une dermite suintante au visage, aux dos des mains et sur les avant-bras. Des tests cutanés fermés
(patch) ont donné une réponse fortement positive à l’extrait de cèdre rouge de l'ouest. Un autre cas de
sensibilisation cutanée a été rapporté chez un travailleur qui fabriquait des orgues. Des tests cutanés fermés
ont donné une réponse positive au cèdre rouge de l'ouest mais le travailleur souffrait également de rhinite.
Effets cancérogènes 28 Mise à jour : 2000-07-14
Évaluation du C.I.R.C. : L'agent (le mélange) est cancérogène pour l'homme (groupe 1).
Sensibilisation respiratoire (suite)
Une étude effectuée dans une scierie a démontré que 33/701 travailleurs ont été exposés à plus de 1 mg/m³
dont 13/33 travailleurs à une concentration > 2 mg/m³. Il n’y avait aucune relation avec le niveau d’exposition.
Environ 8 % des travailleurs présentaient de l’asthme et cette prévalence était plus forte chez ceux ayant plus
de 10 ans d’exposition. Pour déterminer la relation entre l'asthme et le travail, il fallait que les symptômes
diminuent les fins de semaine et lors de la période des vacances. Les symptômes oculaires sont les brûlures,
les démangeaisons et l’écoulement. Ils n’ont aucune relation avec le nombre d’années d’exposition, mais ils
augmentent avec les concentrations de poussières > 2 mg/m³. La toux, la dyspnée, la respiration bruyante
persistante et l’asthme augmentent avec le niveau d’exposition. Les fonctions pulmonaires sont plus basses à
des concentrations > 2 mg/m³. Dans cette étude, l’exposition aux poussières totales de cèdre rouge de l’ouest
à des concentrations > 2 mg/m³ a été associée à une diminution des fonctions respiratoires alors que l’
exposition à des concentrations > 3 mg/m³ a été associée à des symptômes oculaires. Une période d’emploi
supérieure à 10 ans a été associée principalement à l’asthme. L’étude conclue que plusieurs des travailleurs
ayant de l’asthme causé par le cèdre rouge de l’ouest et qui sont encore dans leur emploi, continueront à
avoir de l’asthme lorsqu’ils quitteront leur emploi.
Une autre étude a fait un suivi de 125 travailleurs ayant de l’asthme relié à l’exposition au cèdre rouge de l’
ouest. La majorité des travailleurs étaient non fumeurs et non atopiques. Le diagnostic d’asthme professionnel
a souvent été tardif car la durée des symptômes était en moyenne de 28,9 mois retardant d’autant le diagnostic
final. La majorité des patients avaient de la toux, une respiration bruyante, des serrements à la poitrine et le
souffle court. Une proportion significative crachait et avait une rhinite. Des tests de provocation bronchique à
un extrait de cèdre rouge de l’ouest ont produit des réponses positives immédiates chez moins de 10 % des
travailleurs ; des réponses tardives ainsi qu’immédiates et tardives se produisaient en proportion égale chez
le reste des travailleurs. Tous ceux qui avaient de l’asthme avaient une hyper-réactivité bronchique. Parmi les
125 travailleurs ayant de l’asthme, 75 ont quitté leur emploi et n’ont plus été exposés au cèdre rouge de
l'ouest. Les 50 travailleurs restants ont continué leur emploi ainsi que l’exposition aux poussières de cèdre
rouge de l’ouest. Ces derniers avaient des problèmes respiratoires et nécessitaient un traitement médical. Sur
les 75 ayant quitté leur emploi, 38 sont devenus asymptomatiques et ne requéraient aucune médication, 37 ont
continué à avoir des attaques récurrentes de dyspnée, de respiration bruyante et de toux et avaient besoin de
médication. Ceux qui avaient une durée d’exposition et une durée des symptômes plus courtes avant le
diagnostic et le retrait de l’exposition démontraient une amélioration de leurs symptômes. Les travailleurs les
plus symptomatiques étaient plus âgés, avaient une durée d’exposition et une durée des symptômes plus
longues.
Une étude a démontré des problèmes respiratoires chez 22 travailleurs du bois (scierie, menuiserie,
construction, sculpture sur bois) exposés au cèdre rouge de l’ouest. Dix-huit d’entre eux ont présenté des
réactions bronchiques à un extrait de cèdre rouge suite à des tests d’inhalation. Ils avaient tous les mêmes
caractéristiques. Après une période d’exposition intensive au cèdre rouge de l’ouest (4 mois à 3 ans et 11 à 20
ans pour les travailleurs dans la scierie), ils avaient de la toux, à l’occasion un peu de crachat, une respiration
bruyante qui débutait le soir et la nuit. Plus tard, de la toux et de la dyspnée se produisaient le soir, et les
symptômes nocturnes devenaient plus forts. Plus tard, ces symptômes se manifestaient même au travail. Après
plusieurs semaines ou plusieurs mois, les patients développaient un souffle court persistant, de la toux et de
la respiration bruyante qui se produisaient presqu'immédiatement à la suite d’une exposition au cèdre rouge
de l’ouest. Il y avait une amélioration partielle des symptômes les fins de semaine et durant les vacances.
Douze patients se plaignaient aussi d’irritation nasale et de rhinorrhée qui précédaient parfois les symptômes
respiratoires. Les patients étaient généralement non atopiques. Lors des tests de provocation, les mêmes
symptômes apparaissaient avec des réactions immédiates, tardives et immédiates, et tardives. Des tests de
provocation bronchique ont également été effectués avec l’acide plicatique, l’allergène responsable de la
sensibilisation respiratoire du cèdre rouge de l’ouest. Les réponses obtenues étaient les mêmes qu’avec le
cèdre rouge de l’ouest.
Selon une étude effectuée chez des travailleurs exposés au cèdre rouge de l'ouest, la présence d'IgE
spécifiques au cèdre rouge ou à l'acide plicatique a été démontrée chez seulement 40 % des travailleurs ayant
de l'asthme, aucune présence d'IgG n'a été décelée. Une autre étude rapporte qu'il n'y a pas de différence
dans la prévalence d'IgE spécifiques à l'acide plicatique entre les groupes de travailleurs ayant donné des
réponses de types différents au cèdre rouge de l'ouest.
Note: Des analyses semblent démontrer que le cèdre rouge contient deux fois plus d'acide plicatique que le
cèdre blanc.
En cas d'inhalation des vapeurs ou des poussières, amener la personne dans un endroit aéré.
Rincer les yeux avec beaucoup d'eau. Laver la peau au savon et à l'eau.